Présentation

Bienvenue sur mon blog,

Je suis Sonia, devenue mère en 2018, ici je vous partage mon parcours, mes résumé de lecture, et ce qui me passionne aujourd’hui : la maternité du monde

Bonne lecture


Résumé lecture Le bébé est un mammifère de Michel Odent

Résumé lecture Le bébé est un mammifère de Michel Odent

Introduction:

Je voudrais commencer ce résumer en reprenant ces mots concernant les doulas, il parle de la doula en tant que « figure maternelle », à l’origine une mère comme les autres, qui n’avait reçu aucune formation particulière, mais qui avait l’expérience de mettre au monde des bébés. Il parle aussi des « childbirth educators », les éducatrices de la naissance, sans diplômes particuliers, mères avant tout, après avoir mis au monde leurs propres enfants, elles éprouvés le besoin de faire profiter les autres de leur expérience. Elles organisent des rencontres, souvent à leur propre domicile.
Cette partie du livre me parle car c’est ce que je ressent et ce que j’ai envie de partager avec les futurs et jeunes parents.

Il résume aussi ses 25 années de recherches par cette phrase : « j’ai appris que les êtres humains sont des mammifères. Tous les mammifères se cachent, s’isolent pour mettre au monde leur progéniture. Ils ont besoin d’intimité. Il en est de même pour les êtres humains. Il faut constamment se référer à ce besoin d’intimité. « 

A l’aube de l’ère post-electronique:

Au cours de ces deux décennies, la plupart des bébés occidentaux sont nés dans un environnement électronique.
Après trois mois d’essais (d’utilisation d’un monitoring électronique dans son hôpital) l’une des sages femmes les plus expérimentées de l’équipe, a prononcé son verdict: »ce truc, c’est tout juste bon pour augmenter le nombre de césariennes »

L’hôpital de demain:

Comment entretenir une atmosphère d’intimité dans un centre de naissance ? Familiariser la future mère avec le lieu de naissance, il faut y venir, y revenir, y passer des moments agréables.
Les femmes enceintes, les femmes qui allaitent sont habituellement isolées alors qu’elles ont besoin d’un fort soutien social ; la femme qui accouche est entourée de trois ou quatre personnes, alors qu’elle a besoin d’intimité.
Petite pièce, petit coin, un certain désordre, l’obscurité pour se sentir comme chez soi

Sur une autre planète :

L’un des rôles principaux des hommes :protéger le monde des femmes et des bébés. L’attachement père enfant se construit progressivement avec le temps ;il obéit à une chronologie qu’il faudra probablement réapprendre à respecter. L’hormone prolactine, l’hormone de la lactation, tend à réduire le désir sexuel chez les jeunes mères.

Le réflexe d’éjection du foetus:

Une peur soudaine, un changement de température (passer de l’eau chaude à l’extérieur froid) peuvent déclencher un réflexe d’éjection du fœtus. Il est permis de rêver d’une époque où l’art d’être sage femme sera d’abord l’art de ne pas perturber le réflexe d’éjection du foetus.
Le besoin d’intimité ne s’arrête pas avec la naissance. La meilleure façon d’éviter une hémorragie après l’accouchement est de maintenir mère et bébé l’un contre l’autre, bien au chaud, dans la pénombre, dans le silence, en éliminant tous les observateurs. La peau du bébé, son regard, aident la mère à sécréter l’hormone nécessaire au réflexe d’éjection du placenta.

Les chats:

De quoi à t il besoin lors d’accouchement a la maison ? Un lit pour lui, un chauffage d’appoint qui chauffe rapidement même en plein été.
Le jour où l’obstetrique deviendra plus scientifique, elle ne craindra pas de regarder en face de telles statistiques (mortalité périnatale en Hollande) et elle comprendra que l’adaptation de la naissance à domicile au monde urbanisé moderne n’est pas un retour au passé.

L’ancien et le nouveau:

Le nouveau cerveau accepte de se mettre au repos afin que le processus d’accouchement se déroule facilement.
La plus sûre façon de rendre un accouchement long, plus difficile, plus douloureux (et, bien entendu, plus dangereux) est de stimuler le neocortex, cause de toutes les inhibitions. On peut stimuler le neocortex par la lumière, ou en

utilisant un langage logique, rationnel, ou en se comportant en observateur.
Certains groupes humains ont su préserver une sorte d’instinct écologique. Ainsi les Pygmées disent : « n’abattez jamais un arbre. » il est significatif que les cultures qui ont le plus grand respect pour la vie, pour la Terre-Mère, comme celle des Maoris, des Pygmées, des Huichols, sont aussi celles qui perturbent le moins la relation mère-bébé. Un bébé pygmée est souvent nourri au sein pendant plus de cinq ans et la nuit, il n’a d’autre couverture que sa mère.

Colostrum et civilisation :

La naissance à la maison m’a donné l’occasion d’observer une nouvelle espèce de bébés: des bébés qui, à l’âge de trois heures, ont déjà passé deux heures à teter vigoureusement ; des bébés qui gardent un contact peau à peau avec leur mère, jour et nuit, dans un lieu familier. Parmi eux, un sur trois ne perd pas du tout de poids et le poids initial est largement dépassé à l’âge d’une semaine. Ces bébés nous apprennent que la perte de poids n’est pas obligatoire. Peut être même n’est elle pas physiologique, même si elle a été la règle, probablement, dans la plupart des cultures humaines.
Les bébés prématurés, les bébés de petit poids devraient être des bénéficiaires privilégiés de la révolution colostrale.
La méthode kangourou consiste à considérer la mère comme le meilleur incubateur possible.

Photos et vidéos :

Fini les photos et vidéos d’accouchements, il faut privilégier l’intimité

Les sages femmes:

La sage femme qui garde profil bas et s’assoit en silence dans un coin ou même dans une pièce voisine créé une situation favorable pour le changement d’état de conscience associé à l’accouchement rapide et facile.
Les doulas (étudiées par John kennell et marshal Klaus) n’avaient aucune formation particulière. Elles étaient simplement des mères qui avaient une expérience positive d’un accouchement par les voies naturelles, sans médicaments. Ils purent démontrer que la simple présence d’une doula auprès de la femme en travail réduisait de façon spectaculaire le besoin d’interventions médicales et améliorant les statistiques. Dans un environnement peu familier, la doula était perçue comme une protectrice (comme peut l’être une maman).

L’hormone de l’amour :

Quand une femme allaite, tous les effets de l' »hormone de l’amour » tendent à se diriger vers le bébé. L’objet d’amour devient le bébé. La subordination permet une disponibilité maximale vis à vis des demandes du bébé. Quant à l’anxiété, elle se traduit par une capacité de vigilance accrue pendant l’allaitement et une tendance à ne pas atteindre les phases de sommeil profond.


Le temps des berceuses:

Lorsque les groupes humains auront retrouvé leur rôle de protection de la mère et de son bébé-au lieu de s’immiscer dans leur relation-l’humanisation suivra. La mère saura exploiter la liberté des bras et des mains propres à notre espèce… Elle découvrira le bercement. La mère saura accompagner le rythme du bercement par des sons mélodieux, par des mots… LaLa véritable langue maternelle renaîtra… Celle qu’enseignent les berceuses.

Résumé lecture Le mois d’or de Marie Mahé-Poulin et Céline Chadelat

https://lemoisdor.fr/

Preface de Bernadette de Gasquet:

La jeune mère à peu de recours après la naissance : l’obstetricien n’a pas de raison de la revoir, le pédiatre s’occupe de l’enfant, et il n’y a pas de praticien spécifique que la mère pourrait consulter 

Le mois d’or équivaut au 40 premiers jours après la naissance du bébé, dans de nombreux pays ces 40jours sont consacrés à prendre soin de la mère qui elle prend soin du bébé 

Comment se préparer au mois d’or dans nos sociétés occidentales, c’est le but de ce livre. 

Se préparer au mois d’or: une affaire de couple. Afin de se mettre d’accord sur le dérouler de ces 40 jours, de la reprise du travail et sur l’après pour éviter de rajouter de la charge mentale à la mère. Préparer un plan du postpartum 

L’alimentation : faites-en une priorité. Compte tenu de l’énergie dépensée lors de votre accouchement, il est vraiment très important de commencer à bien vous nourrir des le début de votre grossesse : préparer de bons petits plats consistants, à partir de vos propres goûts, et les congeler en vue de la période postnatal. 

Prévoir des semaines de repas chauds, savoureux et nutritifs

A cuisiner soi même, organiser un Meal train, à se faire offrir lors de blessing way baby shower, cadeau de naissance 

Organiser un espace Maternage à soi et chaleureux 

Organiser son postpartum pendant la grossesse : faire un planning à partir 2 semaines avant la date du terme pour les personnes pouvant venir aider, leur montrer les ustensiles importants (balai, linge…) ou préparer une feuille avec toutes les indications nécessaires 

Aux Pays-Bas :

Les Kraamverzorster sont des professionnels rémunérées par l’état qui s’occupe de la mère et du bébé dès leur sortie de maternité (à peine 1jour),tant sur le plan médical que soutien aux taches ménagères, cuisine, soutien de la mère. 

Elle est présente 49heures sur 8 jours soit environ 6heures par jour. 

S’informer pour des choix éclairés 

Suivre son instinct

l’un des plus gros freins: le neocortex qui empêche de suivre son instinct. La femme doit lâcher son besoin de contrôle, l’accompagnant à la mission de garantir une atmosphère protégeant ce processus en limitant les stimulations sensorielles ou mentales: lumière, son, parole, intervention, inquiétude, froid. Jusqu’à la fin véritable de l’accouchement, c’est à dire la délivrance qui est la sortie du placenta 

Avec ou sans péridurale, à la maternité ou à la maison, en toute autonomie ou avec intervention, voici trois clés pour vous accompagner durant votre accouchement :

1-se relier à son bébé :par la parole, la pensée, le toucher

2-se relier à son pouvoir de femme: vous n’avez rien à chercher qui ne repose déjà en vous même : vous détenez cette force, cette puissance, cette pleine compétence pour accoucher. Toutes les ressources pour donner naissance à votre enfant sont en vous

3- se relier à plus vaste que soi:s’abandonner à une énergie plus vaste que soi

Les premières heures : le temps de la rencontre

La femme qui enfanté est une reine

Au moment où le bébé sort, une vague d’ocytocine est émise par le corps de la mère. C’est pendant les 24 heures qui suivent que la femme secrète la plus forte dose d’ocytocine de sa vie 

Après la naissance, préserver la bulle d’ocytocine, une priorité ! 

Comment ? Chaleur, douceur, pénombre, calme, Intimité, confiance, relâchement, non stimulation

Le temps de la rencontre 

Dans cet espace préserver vient le temps de la rencontre, fait de regards, d’observation et de nourrissage instinctif, puis de la communication entre le père, la mère et le bébé. C’est toute une famille qui vient de naître ! 

Votre bébé est un extraterrestre

Le nouveau né arrive d’un autre monde :un espace aquatique ou la lumière était diffuse, les sons internes permanents, les voix atténués, la température stable. Puis, tout à basculé :il fait froid, son corps est plus lourd, soumis aux lois de la pesanteur et de la respiration. Il ne ressent plus les parois de votre utérus. En passant de l’intérieur de votre corps à l’extérieur, tout son univers à changé. 

Dans cette tornade sensorielle, il ne reste qu’un seul repère : vous, votre odeur, le battement de votre cœur, votre voix ainsi que celle de votre conjoint. Vous êtes son monde. 

Il est dit que la longueur du cordon représente la distance maximum entre un nouveau né et sa mère pendant les premiers jours puis, si possible, pendant tout le mois d’or. Cette croyance, qu’elle soit réelle ou symbolique, illustre clairement ses besoins de proximité ! 

La nuit de la java

2eme ou 3ème nuit, bébé se rend compte de son nouveau monde, besoin d’être rassuré, appel son lait

Équilibre émotionnel 

Chute massive d’oestrogenes et de progestérones entre J3 et J5, ces mêmes hormones qui durant la grossesse détenaient un effet anti depresseur. 

Leur impressionnante diminution à des effets sur l’humeur se traduisant généralement par une hypersensibilité, de l’angoisse, une diminution de la confiance en soi, un sentiment de solitude, de désarroi, des insomnies, des peurs, de la fatigue. Ces troubles n’excèdent normalement. 

Les femmes pendant des millénaires n’étaient jamais seules. Leur état, spécial, était reconnu et valorisé, l’entourage s’organisait, l’accompagnait dans les soins du bébé et veillait à ce que le moindre de ses besoins soit comblé. 

Dans notre société c’est ce qu’on appelle le « baby blues », baby blues qui est inconnu dans certaines cultures. 

Cercle de soutien

Le bandage du bassin :

Il ne viendrait pas à l’idée d’un médecin ou d’une sage femme de ne pas recoudre un périnée déchiré en profondeur ou une episiotomie. Or, on ne referme pas le bassin ! Et on encourage la femme à se remettre debout au plus vite. Dans toutes les traditions, des manœuvres pour refermer, rééquilibrer sont pratiquées. Dans l’idéal, il précède l’acte de poser le pied par terre afin d’éviter de fixer une asymétrie et de précipiter les viscères (en particulier l’utérus vide) dans le vide vaginal. 

Au Maghreb, le bandage est renouvelé tous les jours pendant au moins vingt et un jours et jusqu’à quarante. Mais les femmes restent couchées ! 

Durant les vingt et un premiers jours pour préserver le périnée : horizontalité, bandage du bassin quotidien, limitation des efforts au maximum 

Que vit votre bébé pendant le mois d’or ? 

Sur le plan émotionnel, les premiers mois jettent également les bases de la sécurité et de la confiance intérieure pour le nourrisson en tant que descendant des primates, le petit humain manifeste sa détresse dès qu’il s’aperçoit qu’il est seul, éloigné de sa mère ou du groupe humain. Les hormones de stress-le cortisol-sont alors sensiblement plus élevées. 

Ainsi là où les petits des autres espèces sont globalement autonomes après la naissance, le petit humain se trouve dans une dépendance totale à l’égard de ses parents. Il ne sort de cette immaturité primaire qu’autour de 9 mois. 

Cette maturité tardive s’explique par l’histoire du développement de notre espèce. En effet, pendant des millénaires, notre néocortex s’est développé, augmentant la circonférence de nos boîtes crâniennes tandis que, du fait du passage à la position debout, notre bassin devenait plus étroit. Un crâne plus volumineux associé à un bassin plus étroit ont conduit à la nécessité vitale pour le fœtus de sortir plus rapidement du ventre maternel. Cette sortie en accéléré s’est associée à une autonomie très limitée, jusqu’aux premiers quatre pattes autour de 9 mois.

Les petits humains ont autant besoin de soins physiques qu’un fort besoin de relations, de sensibilité et d’attention pour grandir et s’épanouir. 

Porter son bébé : tenir son bébé tout contre soi est une des plus belles façons de lui proposer continuité, proximité et sécurité émotionnelle. Votre odeur, votre manière de vous mouvoir, de respirer, les sons de votre corps, votre chaleur, l’apaisent. 

Nourrir son nouveau né : S’informer pour faire un choix éclairer. Parfois difficile à assumer vis à vis de l’entourage. Soutien du conjoint, voir de professionnels.

Critiques, remarques et conseils :les gérer et apprendre à s’en préserver. Dès la naissance, nos choix et nos comportements deviennent, avec une soudaineté surprenante, l’objet de moult critiques et conseils. 

L’enjeu consiste à rendre compatibles transmission, partage d’expérience et respect de vos choix. 

Du besoin de contact au besoin d’être entendu

Besoins primaires: boire, manger, dormir

Besoins complémentaires : le contact physique chaleureux, le besoin d’espace personnel, le besoin d’avoir de l’influence, le besoin de se dire, d’avoir confiance en soi et dans l’autre, d’exister, de se sentir appartenir, apprécié et accepté. 

Les deux priorités du Mois d’or consistent d’une part à récupérer votre énergie, ou du moins ne pas en perdre d’avantage, d’autre part, à tisser des liens relationnels avec votre bébé et ainsi faciliter ses premiers jours parmi nous sur Terre

C’est génétique, le bébé est programmé pour s’attacher aux adultes qui prennent soin de lui. Au delà de l’amour, c’est une question de survie. La qualité de votre présence, le fait que vos gestes soient chargés d’affection, de véritable intérêts, vont forger la sécurité affective de votre enfant. Établir un lien profond et privilégié dès les premiers moments de vie est un véritable cadeau pour lui, pour vous et pour votre relation à tous les deux. 

Sur le plan corporel, quand s’achèvent les quarante jours, le bassin est refermé, les blessures sont cicatrisés, l’utérus à retrouvé sa taille d’avant grossesse, c’est l’heure de l’ouverture au monde 

Résumé lecture Concept du continuum de Jean Liedloff

Résumé lecture Concept du continuum de Jean Liedloff

Jean Liedloff est une femme américaine qui à vécue à plusieurs reprises en Amérique du Sud, immergée dans les tribus. Dans son livre, elle nous partage la façon de vivre de ses tribus, et ses recherches qui en ont découlées pour parler du concept du continuum.

« Le rôle maternel, seul rôle que l’on peut adopter face à un bébé dans ses premiers mois, est instinctivement joué par les pères et les autres enfants mais aussi par toute autre personne qui s’en occuperait ne fût-ce qu’un court instant. Un bébé n’accorde d’importance ni à l’âge ni au sexe de son entourage.
Il a été démontré dans un hôpital psychiatrique français qu’un homme pouvait jouer le rôle maternel et une femme, le rôle paternel.

Les enfants élevés par des animaux ont une capacité à s’adapter à ses conditions inadéquates pour leur espèce, bien plus importante que celle des animaux qui doivent s’adapter à la vie des hommes. Mais la mort précoce de la plupart de ces enfants, les souffrances qu’ils doivent endurer après la capture et leur incapacité à substituer une culture humaine à leur culture animale établie et développée montrent également combien la culture, une fois apprise, est profondément ancrée dans la nature même de l’individu.
A partir de son potentiel, elle développa ce dont elle avait besoin dans son mode de vie.

Comment pouvons nous en apprendre plus sur la vie des enfants, élevés ou non dans le respect de leur continuum ?
Le monde primitif des bébés portés et celui des cultures civilisées sont comme le jour et la nuit.
Durant la phase dans les bras, c’est-à-dire la période de la naissance à l’exploration du quatre pattes, un bébé emmagasine de l’expérience.

Selon les recherches du docteur Franck Lake (cf. Réflexions sur la seconde édition), les problèmes digestifs sont l’expression physique principale du stress vécu pendant la petite enfance, tandis que les problèmes cutanés (eczéma, psoriasis, éruption…) résultent d’une détresse vécu in utero

Être privé de ramper sur les mains et les genoux entraîne plus tard des conséquences sur les capacités d’élocution
Ne pas avoir été trempé par la pluie pendant un minimum de temps engendre une intolérance aux variations de température
Ne pas avoir connu la transition naturelle du jour et de la nuit induira une mauvaise résistance au mal de mer
Ne pas avoir été porté dans de nombreuses positions pendant le 1er âge produira des troubles de l’équilibre
Les tribus d’indien d’Amérique du sud ne souffrent pas du vertige

Prenons une situation très simple du monde civilisé :une mère pourrait très bien accomplir les tâches ménagères en compagnie de sa petite fille libre de pouvoir balayer à l’aide d’un petit balai, prendre les poussières, aspirer (si elle parvient à manipuler l’aspirateur) ou faire la vaisselle, debout sur une chaise. Il est pratiquement impossible qu’elle casse une assiette ou qu’elle tombe de la chaise à moins que sa mère ne lui fasse clairement comprendre qu’elle s’y attend. Car dans ce cas, l’impulsion sociale de l’enfant (faire ce qu’on attend de lui) l’amènera à s’y conformer. À la longue, un regard anxieux, une parole révélatrice de ses pensées (« ne laisse pas tomber l’assiette ! ») ou une promesse (« attention, tu va tomber ! »)-en contraction avec son instinct de survie et ses tendances à imiter- le poussera a obéir (et à lâcher l’assiette ou tomber de la chaise).

L’espèce humaine possède une spécificité qui lui est propre: son intellect est capable de contredire sa nature évoluée. Une fois que le continuum est mis à mal et que ses pouvoirs stabilisateurs sont déséquilibrés jusqu’à l’impuissance, de grossières aberrations apparaissent rapidement puisque l’intellect ne peut prendre en compte qu’un seul aspect du comportement à la fois.

Pour celui qui désire appliquer les principes du continuum dans sa vie civilisée, faire confiance en la faculté des enfants de s’auto-protéger constitue l’un des problèmes les plus compliqués. Nous y sommes tellement peu habitués que livrer un enfant à lui – même – parce qu’il sera mieux sans notre vigilance – dépasse l’entendement de beaucoup.

Comment faire dans notre société ?

Une femme qui reste seule tous les jours en compagnie de ses enfants est privée de stimulation sociale et à besoin d’un soutien émotionnel et intellectuel que ses enfants ne peuvent lui apporter. Les conséquences sont négatives pour la mère, l’enfant, la famille et la société.
Les femmes au foyer de nos sociétés, au lieu de jouer les ménagères en compagnie de leurs proches et se grouper peut être pour s’occuper tous d’une maison à la fois. Des « groupes de jeu » offrent tous les ingrédients d’un groupe qui fonctionne avec succès. Les mères, ainsi que les autres personnes, pourraient vaquer à des tâches utiles et intéressantes pendant que les enfants inventent des jeux ou rejoignent les adultes au travail. La place des enfants à la périphérie de l’attention des adultes plutôt qu’au centre leur permettrait de trouver leurs propres centres d’intérêt, à leur rythme et sans pression. Et cela, si on leur transmet évidemment des objets nombreux et variés pour exercer et découvrir leur potentiel. Mais si l’activité principale est par exemple la couture, la fabrication d’un objet, la peinture ou la sculpture, elle devrait être d’abord réalisée par et pour les adultes tandis que les enfants auraient la permission de participer sans les déranger outre mesure. De cette manière, tout le monde se comporterait naturellement, sans contrainte.


Échange équitable

Les enfants devraient pouvoir accompagner les adultes presque partout où ils se rendent. Cela est presque toujours impossible dans une culture comme la nôtre ou les écoles et les enseignants pourraient plutôt apprendre à mieux tirer profit de la tendance des enfants à imiter et à exercer leur aptitude spontanément, et non quand on leur « apprend ».

La nature antisociale ou criminelle ne se développe pas chez les gens dont les attentes du continuum n’ont pas été déçues.

Nous disons parfois: »qu’il est cruel de garder un si grand animal dans un appartement en ville », mais nous parlons des chiens, jamais des hommes qui sont encore bien plus grands et bien plus sensibles à leur environnement.

Les jeunes enfants, privés d’expériences depuis le début de leur vie, ont tout à gagner d’être accueillis sur les genoux ou dans le lit de leurs parents. Il ne leur faut d’ailleurs pas longtemps avant de rattraper ce retard et de retourner dans leur propre lit, comme cela se serait produit plus tôt s’ils avaient dormi avec leurs parents depuis leur naissance.

De nombreuses femmes exercent une profession qui ne leur permet pas d’emmener leur bébé. Mais très souvent, il faut choisir:les mères pourraient, si elles se rendaient compte de l’importance de leur présence pendant la première année, suspendre leur emploi. Cela permettrait d’éviter les lacunes qui endommageraient la vie entière du bébé et qui feraient de lui un véritable fardeau pendant des années entières.
Par ailleurs, il y a des mères qui n’ont pas le choix et qui doivent travailler (ou veulent travailler). Mais elles ne laissent pas leur bébé seul à la maison, elles engagent quelqu’un pour s’en occuper ou le confit à une grand-mère, bref s’arrangent d’une façon ou d’une autre pour qu’il soit accompagné. Peu importe la personne qui s’en occupe, il faut lui demander de le porter.

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